samedi, juillet 16, 2005

Moscou - Ulaan Baatar: Le voyage en Transsiberien

Sain bain uu!
Depuis 5 jours en Mongolie, nous voici arrives, au gre de nos peregrinations, dans un bled dont la poste est dotee d'un lien internet... Profitons-en pour vous livrer nos impressions transsiberiennes!

- Notre train:
Le nom officiel de notre train est le Rossia, ce qui signifie que, comme dans tous les trains russes (et contrairement aux chinois), il n'y a pas de douche. En realite, il faut choisir: c'est la douche (chez les chinois) ou la vodka (chez les russes), car le nom officieux du Rossia n'est autre que "the Vodka Train". En effet, il n'est pas rare de croiser des soldats russes franchement saouls vers 10 heures du matin dans le wagon restaurant. Les offres de verre de l'amitie ne sont pas
rares et, vu la taille des verres, la franche camaraderie est atteinte
en tres peu de temps. Pour l'anecdote, un couple de Danois a partage
la premiere nuit avec un russe qui ne savait dire que "Cheers" en
anglais. Vous imaginez bien leurs soirees. Le russe avait meme apporte
de la « Mexican Vodka » (de la Tequila, quoi...) pour meubler les
vides.

- Les Provodnitzas (accompagnatrice de train): tout un poeme.
Vetues du meme uniforme strict a epaulettes, elles font de l’ombre a nos fonctionnaires europeens. L’aventure de Chris en temoigne: le premier matin, ignorant que les toilettes sont fermees par les provodnitzas lors des arrets en gare, Chris, innocent, s’en va gaiement se refraichir en ce lieu d’aisance. A peine deux minutes plus tard, nu comme un vers, il est surpris par de violents coups frappes a la porte et par des imprecations russes particulierement expressives. Convaincu de son plein droit, il repond par un “busy” enjoue. C’est alors que la provodnitza, fidele a ses principes, ouvre energiquement la porte. De retour dans son compartiment, a moitie savonne, il lui fallut quelques heures pour s’en remettre.
Depuis lors, nous avons appris a connaitre notre provodnitza, qui s’est averee de plus en plus sympathique. D’ailleurs, a la fin du trajet, elle nous maternait presque, allant jusqu’a remplir nos formulaires de douane et a nous prevenir, en avant-premiere, lorsqu’elle allait fermer les toilettes. C’est ce qui s’appelle “avoir des relations”. Mais a quel prix…

- Le plat pays de Siberie:
Les vastes steppes de Siberie n’ont d’equivalent que le ciel qui les surplombe. Forets de bouleaux, prairies a n’en plus finir, petites datchas (maisons de bois) entourees de leur potager… A longueur de temps et de kilometres. Les trois premiers jours se suivent et se ressemblent jusqu’a l’aube du quatrieme, ou le soleil se leve sur le lac Baikal, qui contient a lui seul un cinquieme des reserves d’eau douce de la planete. Ses eaux sont si pures qu’elles donnent le vertige… Et pas seulement, car, subtilement associees au roulis du train et a une persistante odeur de poisson seche (tres apprecie par les voisins chinois), elles permettent a Marianne de renouer avec la sympathique sensation du mal de mer.
Un tel voyage nous conduit a perdre les notions d’espace et de temps, d’autant plus que nous traversons 6 fuseaux horaires. Une molle torpeur s’empare de nous.

- Un tout petit monde:
A travers les vastes steppes se joue un reel huis-clos. Le temps ne manque pas pour faire connaissance avec nos voisins. Nous rencontrons tout d’abord un couple de Bruxellois (!), avec qui nous sympathisons rapidement, autour d’une boite de…Neuhaus! Furtif moment beni. Nous avons aussi pour compagnons de rail un couple de Londoniens (sous le choc des attentats de Londres), ainsi qu’un couple de Danois. Durant cinq jours, nous nous invitons les uns chez les autres, partageons infos, nourriture, guides et bonnes histoires. Beaucoup de bons moments.

- Le plus long passage de frontiere:
A la douane russe, nous devons sortir du train et commence une longue attente dans un decor digne de Mad Max. Un ciel lourd zebre d’eclairs et un vent chaud souleve la poussiere. Quelques passagers errent le long du quai, un chien passe, une vache passe, etc. Le train est fouille de fond en comble, du plafond des toilettes aux conduits d’aeration. Ca ne rigole pas. L’air conditionne est coupe et le train devient un vrai sauna (pauvres cheris…). Bonne surprise du cote mongol, l’immense sourire des controleurs ! En tout, un peu plus de six heures d’attente, puisque les formalites se cloturent vers une heure du matin.

Epilogue : cinq heures plus tard, l’aube devoile les vertes collines mongoles, parsemees de gers (yourtes) blanches : un enchantement.

Sur cette vision idyllique, nous vous laissons pour un trek de 7 jours dans les montagnes a pied, a cheval et a yack !!??!!

See you soon,

Marianne et Chris

5 Comments:

At 24 juillet, 2005 13:52, Anonymous Anonyme said...

Marianne, j'espere que tu nous raconteras si les yaks et les chevaux mongols mordent aussi!
jp

 
At 25 juillet, 2005 11:02, Anonymous Anonyme said...

Dis-nous aussi s'il y a du roulis à dos de yack...

 
At 28 juillet, 2005 11:30, Anonymous Anonyme said...

La vodka permet elle de faire passer le mal de train ? La crasse est elle solulble dans la vodka ? autant de questions existentielles que suscite votre dernière livraisons.
Catherine F

 
At 29 juillet, 2005 06:42, Anonymous Anonyme said...

Ca y est c'est fini pour moi

10 jours dans le désert de Gobi m'ont laissé des souvenirs mémorables.

Bonne continuation sur les routes de l' Asie.

Note: En Mongol Yak se dit "sarrtek" Malheureusement on ne peut les chevaucher.

 
At 01 août, 2005 09:27, Anonymous Anonyme said...

Merci de nous régaler avec vos récits. C'est du pur bonheur

bizz Viviane

 

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